Modèle 208 à éviter : moteurs, années et versions à fuir

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Oui, certains modèles de Peugeot 208 sont clairement à éviter, notamment les PureTech équipés de la fameuse courroie humide défectueuse, les diesel sous-motorisés comme le 1.4 HDi 68 ch, et les versions dotées de la boîte automatique EAT6 première génération. Nous vous déconseillons également les finitions d’entrée de gamme Access et Like qui offrent un équipement très basique et une faible valeur de revente.

Après avoir testé et analysé de nombreuses 208 d’occasion, nous avons identifié les points critiques à surveiller :

  • Les moteurs essence PureTech produits entre 2014 et 2018 présentent des défauts majeurs
  • Certains diesel manquent cruellement de puissance ou accumulent les pannes coûteuses
  • La première génération de boîte automatique pose des problèmes de fiabilité
  • L’électronique des modèles 2012-2014 s’avère particulièrement capricieuse

Décryptons ensemble les versions problématiques pour vous aider à faire le bon choix.

Pourquoi certains modèles de Peugeot 208 sont à éviter

La Peugeot 208 représente l’un des modèles les plus vendus en France depuis son lancement en 2012. Nous apprécions son design, sa maniabilité urbaine et son rapport prix-équipement séduisant. Malheureusement, toutes les versions ne se valent pas.

Certaines motorisations cumulent les défauts de conception, particulièrement les PureTech de première génération qui souffrent d’un problème structurel de courroie de distribution baignant dans l’huile. Ce défaut entraîne une usure prématurée et peut provoquer la casse complète du moteur, avec des réparations dépassant souvent 4 000 €.

Les diesel d’entrée de gamme manquent parfois de puissance au point de devenir dangereux lors des dépassements sur route. Nous avons également constaté que les modèles produits entre 2012 et 2014 présentent une électronique fragile, avec des tableaux de bord qui tombent en panne sans prévenir.

Les moteurs essence de la 208 qui posent problème

Le 1.2 PureTech constitue le principal problème des 208 essence. Ce trois cylindres turbo, disponible en plusieurs puissances (82, 100, 110 ch), souffre d’un défaut de conception majeur sur les versions produites avant 2020.

Le 1.2 PureTech 82 ch (2014-2018) représente la version la plus problématique. Sa courroie de distribution humide, plongée dans le circuit d’huile moteur, se dégrade prématurément. Les fibres de la courroie se détachent, encrassent le moteur et peuvent provoquer une casse totale. Nous avons vu des moteurs rendre l’âme à seulement 60 000 km. Ce moteur consomme également de l’huile de façon excessive, parfois jusqu’à 1 litre tous les 3 000 km.

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Le 1.2 PureTech 100 ch (2019-2020) hérite du même problème de courroie, malgré quelques améliorations. La consommation d’huile anormale persiste, obligeant à vérifier le niveau tous les 2 000 km sous peine de grippage moteur.

Le 1.2 PureTech 110 ch (2015-2018) cumule les soucis : courroie défectueuse, injecteurs fragiles qui lâchent vers 80 000 km (coût de remplacement : environ 1 200 € les quatre), et une gestion électronique capricieuse.

Le PureTech 75 ch, même sur les modèles récents, manque simplement de puissance. Avec seulement 75 chevaux, ce moteur convient uniquement à une utilisation strictement urbaine. Sur autoroute, vous ressentirez un manque de reprise dangereux.

Nous vous recommandons d’éviter tous les PureTech produits avant 2021. Peugeot a finalement remplacé la courroie humide par une chaîne de distribution sur les dernières versions.

Les motorisations diesel à éviter absolument

Le 1.4 HDi 68 ch (2012-2015) figure en tête de notre liste noire. Avec à peine 68 chevaux, ce moteur diesel se révèle franchement dangereux sur route. Les reprises sont inexistantes, rendant les dépassements périlleux. Nous avons testé ce moteur : il lui faut plus de 17 secondes pour passer de 80 à 120 km/h. Les problèmes d’injection apparaissent fréquemment dès 100 000 km, avec un coût de réparation avoisinant 1 500 €.

Le 1.6 HDi 92 ch (2012-2014) accumule les pannes coûteuses. Son turbo montre des signes de faiblesse vers 120 000 km, nécessitant un remplacement à 1 800 € minimum. La vanne EGR s’encrasse rapidement, surtout si vous effectuez principalement des trajets courts en ville. Un nettoyage coûte 300 €, un remplacement peut atteindre 600 €.

Les 1.5 BlueHDi (2018-2020) posent un autre type de problème. Le système AdBlue cristallise fréquemment, entraînant un blocage du démarrage. Les capteurs liés à ce système tombent régulièrement en panne. Le coût d’un remplacement de pompe AdBlue dépasse 800 €.

Le BlueHDi 100, même sur la nouvelle génération, pose question pour l’avenir. Classé Crit’Air 2, ce diesel sera progressivement interdit dans les zones à faibles émissions qui s’étendent dans toutes les grandes villes françaises.

La boîte automatique EAT6 et ses limites

La boîte automatique EAT6, montée entre 2014 et 2016, représente un point faible majeur. Cette transmission à six rapports souffre de plusieurs défauts rédhibitoires que nous avons pu constater lors de nos essais.

Les changements de vitesses s’effectuent avec lenteur et à-coups, particulièrement lors des accélérations franches. Vous ressentez des secousses désagréables entre les premiers rapports. En conduite urbaine, ce comportement devient vite irritant.

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La fiabilité à long terme s’avère médiocre. Nous avons relevé de nombreux cas de pannes nécessitant une réfection complète de la boîte vers 100 000 km, pour un coût dépassant 3 000 €.

Notre recommandation : privilégiez systématiquement la boîte manuelle sur les 208 d’avant 2017, ou visez directement les modèles équipés de l’EAT8 (après 2017). Cette nouvelle génération de boîte automatique règle tous les défauts de sa devancière.

Problèmes électroniques et pannes récurrentes

L’électronique des 208 produites entre 2012 et 2014 constitue un véritable cauchemar. Nous avons recensé une multitude de dysfonctionnements qui transforment la vie quotidienne en parcours du combattant.

Le tableau de bord numérique tombe régulièrement en panne sur ces premières générations. L’écran s’éteint sans prévenir, vous privant de toute information. Le remplacement coûte entre 800 et 1 200 €.

Les capteurs de stationnement affichent des alertes fantômes, bipant constamment alors qu’aucun obstacle n’est présent. Les capteurs de pression des pneus donnent également de faux signaux.

Les feux arrière présentent des infiltrations d’eau, provoquant des courts-circuits. L’humidité s’accumule dans le bloc optique, les ampoules grillent prématurément. Le remplacement d’un bloc feu oscille entre 200 et 350 €.

Le système multimédia des premières générations gèle régulièrement, obligeant à redémarrer la voiture. Vous perdez alors l’accès à la navigation, au téléphone et aux réglages de climatisation.

Suspensions, direction et autres défauts connus

La direction de certaines 208 manque de précision et donne une sensation de flou, particulièrement sur les modèles 2012-2016. Le volant ne communique pas suffisamment les informations de la route.

Les suspensions produisent des claquements audibles dès 60 000 km. Ces bruits proviennent généralement des coupelles d’amortisseurs avant qui se dégradent prématurément. Le remplacement coûte environ 400 €.

Les silentblocs de train arrière s’usent trop rapidement. Vers 80 000 km, vous constaterez une usure anormale des pneumatiques arrière. Le remplacement nécessite environ 350 € de réparation.

Tableau récapitulatif des défauts selon l’année

AnnéesMoteur à éviterDéfauts principauxCoût moyen réparation
2012-20141.4 HDi 68 chSous-motorisation, injection1 500 €
2014-20181.2 PureTech 82 chCourroie humide, conso huile4 000 €
2015-20181.2 PureTech 110 chCourroie, injecteurs3 500 €
2012-20141.6 HDi 92 chTurbo, vanne EGR1 800 €
2018-20201.5 BlueHDiAdBlue, capteurs800 €
2014-2016Tous avec EAT6Boîte automatique3 000 €

Face à tous ces défauts, nous vous orientons vers des alternatives plus fiables : les PureTech 110 ou 130 ch produits après 2021 avec chaîne de distribution, le robuste 1.6 VTi 120 ch pour l’essence, ou la version électrique e-208 qui élimine tous les problèmes mécaniques.

Avant tout achat, exigez le carnet d’entretien complet, vérifiez l’état de la courroie ou chaîne de distribution, et effectuez un essai routier d’au moins 30 minutes incluant ville et autoroute. En cas de doute, faites contrôler le véhicule par un garagiste indépendant.

Écrit par

Thomas

Thomas est passionné de mécanique et co-fondateur de rs-motorsport.fr aux côtés de Julie. Ensemble, ils ont créé ce site pour partager leur passion de l’automobile et des deux-roues avec un large public. Thomas se concentre sur les aspects techniques et les essais de véhicules, tandis que Julie s’occupe des tendances, de l’équipement et de l’actualité du secteur. Leur complémentarité fait de rs-motorsport.fr une référence pour tous ceux qui cherchent des conseils fiables et des contenus accessibles dans l’univers auto-moto.

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